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bocage vendeen visiter
Nov 06, 2020

Découverte du bocage vendéen

Instant évasion en terres vendéennes

Avant même ce confinement Acte II, il était prévu de vous parler un peu plus de notre région natale, les Pays de la Loire. Petit prélude, rappelons qu’Amélie, restée à Turin, est originaire d’Anjou, tandis que Laura est de retour en Vendée. Vous le savez, Turin, le Piémont ont gagné notre cœur, et nous aimons en parler dès que l’occasion se présente. Toutefois, en retournant sur nos terres au cours de ces dernières années, nos régions d’origines nous paraissaient changées… Toujours plus belles à chacun de nos retours. Prises pour acquises, nous négligions la valeur de ce qui nous entourait dans notre quotidien français. Jadis.

Heureux celui qui quitte son foyer car il ne retrouvera que beauté et émerveillements à son retour.

Évangile selon Sainte Laura

Même dans un périmètre limité, l’évasion est toujours possible. Alors à défaut de pouvoir sortir de chez soi, voyageons avec la lecture, l’écriture, la musique… Nous vous parlerons donc aujourd’hui du Bocage Vendéen, paysage verdoyant dans lequel Laura a grandit et, actuellement, son kilomètre d’évasion.  

Point définition du bocage (vendéen)


decouverte des forets en vendee

Aux portes des marais poitevin et bretons, à la lisière de la douceur angevine, extrémité sud du massif armoricain, bienvenue dans le bocage vendéen. Commençons par une définition générale du Larousse pour planter le décors. Qu’est-ce qu’un bocage ?

Type de paysage : Assemblage de parcelles (champs ou prairies), de formes irrégulières et de dimensions inégales, limitées et closes par des haies vives bordant des chemins creux.

Bien, ce n’est pas forcément plus clair. Laissez-nous vous le décrire, vous raconter comment nous le vivons ici : 

Laura est née dans cette contrée, à mi-chemin des embruns iodés, où, pour de nombreux enfants, neige et montagnes n’existent que dans les comptes de noël. Les moulins à vent sont nos sommets, les moulins à eau nos fondements. Ni plaine ni forêt, mi-plaine et mi-forêt, le bocage vendéen a cette particularité de se décliner entre le Haut bocage, premiers remparts des vents océaniques, paysage sculpté par les rivières qui dévalent les collines, et le Bas bocage. Le Bas bocage, terres où rus, ruisseaux et rivières serpentent allègrement, irriguant bosquets et cultures avant de stopper net leur course dans une étendue d’eau ou de rejoindre la Sèvre nantaise puis l’Océan, l’Atlantique, terre de marins. Un paysage humide, tissé de vert, jalonné de gris granitique et tacheté du rouge orangé des tuiles.

Le vert omniprésent dans le paysage


Dessiné par l’homme au moyen-âge, façonné durant des siècles par la nature, le bocage vendéen est un véritable refuge. Refuge de l’homme dans les temps anciens, lorsque la folie des uns étranglait de peur la vie des autres, pour enfin redevenir refuge de la faune et la flore.

L’avantage des zones rurales, c’est qu’on peut se balader tranquillement dans les chemins de campagne, à pieds, à vélo. Mais des petits dénivelés pourraient bien vous surprendre et vous essouffler. Le souffle coupé sera quant à lui à attribuer au paysage. A chaque paysage son enchantement après tout. Bien loin des sommets enneigés couronnant Turin, le bocage vendéen se décline sous des camaïeux de vert à l’infini. Du vert des prairies flirtant avec le fluo aux verts sombres des bosquets. Seules les robes blanches, noires et marrons des troupeaux de vaches viendront trancher ce tableau champêtre. 

Faune et flore, en symbiose


Véritable écosystème entre le sauvage et le domestique, le bocage est le berger de nos campagnes ; il veille sur les troupeaux en pâture et les nourris, ses rameaux enchevêtrés protègent quant à eux les parcelles des intempéries tout en abritant une faune sauvage bien présente. A l’aube, lorsque la brume matinale s’estompe sur les pâturages, les troupeaux des élevages voisins côtoient pinsons, huppes fasciées et voient gambader les chevreuils. Dans les airs, virevoltent les buses, ces rapaces au plumage tacheté de beige, avant de fondre sur leur proie.

Enlacés aux rivières, il n’est pas rare de se retrouver à emprunter des chemins encaissés, presque secrets, entourés de talus, cachés aux yeux des moins aguerris : les chemins creux. Des chemins creusés par le ruissellement des eaux, avant d’être aménagés par l’homme pour laisser passer bœufs et charrettes. 

La ville ici pourrait vous sembler n’être qu’un simple village, tant les habitats sont dispersés, et le temps pourrait vous sembler s’arrêter tant le calme des campagnes y est présent. Fort contraste d’une région pourtant dynamique, croyez-le.

Point météo

Côté température, ce n’est pas le pôle nord comme le pense nos amis du Sud. Il ne fait pas froid, du moins, pas plus qu’à Turin en hiver. C’est un climat océanique qui balaye notre bocage. En automne-hiver il pleut plus souvent certes et un froid humide vous transira si votre manteau n’est pas bien fermé. 

En ce contexte de confinement, ce paysage se révèle finalement presque philosophique, une liberté délimitée par une frontière établie par les hommes mais dont mère nature s’est accaparé les droits de passages, un parfait équilibre entre la nature et les hommes, le beau en cage, ouverte sur le monde. Voici le bocage vendéen.

Ciccia&Cerva - Auteur

Amélie & Laura, deux françaises à Turin depuis 2016 !

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Comment ( 1 )

  • Lucie B.

    Joli article, et très poétique !
    Je suis comme vous, j’ai quitté mon Doubs natal depuis presque dix ans et chaque fois que j’y retourne, je m’aperçois que les paysages sont vraiment très beaux et que je n’y avais jamais prêté attention auparavant ! 🙂

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